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La grammaire
La nouvelle grammaire > Les classes de mots et les groupes



Les subordonnants

 

Le terme subordonnant est nouveau, bien que ceux de subordination et de subordonnée, qui y sont étroitement liés, existent déjà en grammaire traditionnelle. On définit un subordonnant comme un mot qui sert à subordonner une phrase à une autre en l’y intégrant pour en faire une subordonnée.

 

Les subordonnants, qui sont toujours placés au début de la subordonnée, peuvent appartenir à plusieurs classes de mots; il peut s’agir de conjonctions de subordination (que, si, comme…), de pronoms relatifs (qui, dont, que, où…) ou de pronoms interrogatifs (quand, pourquoi,, qui…).

 

Exemples :

 

- Paul pense que tout est de sa faute.

- Il a réagi en niant l’évidence comme il le fait toujours.

- La raison qui le pousse à agir ainsi m’échappe complètement.

- Marie se demande pourquoi tu vois un inconvénient à sa venue.

 

 

L’idée même de subordination implique une relation de dépendance; la subordonnée est en effet sous la dépendance de la phrase, ou d’un de ses éléments (nom ou verbe), qui l’intègre. La subordonnée pourra par exemple être en fonction complément direct, complément du nom ou complément de phrase.

 

Exemples :

 

- J’aimerais savoir si sa décision est irrévocable.

(La subordonnée si sa décision est irrévocable est complément direct.)

 

- Elle a dû annuler le voyage qu’elle avait planifié.

(La subordonnée qu’elle avait planifié est complément du nom voyage.)

 

- Dès que je l’ai vu, j’ai compris la situation.

(La subordonnée dès que je l’ai vu est complément de phrase.)

 

 

En plus de permettre la subordination, certains subordonnants ont aussi une fonction syntaxique dans la subordonnée qu’ils introduisent; c’est le cas des pronoms relatifs. D’autres, comme les conjonctions de subordination, n’en ont pas, outre le fait qu’elles introduisent la subordonnée. Mais ces subordonnants expriment souvent la relation logique existant entre la subordonnée et la phrase qui l’intègre, par exemple une idée de but, de conséquence, d’antériorité, etc. C’est pourquoi on les appelle aussi des marqueurs de relation.

 

Exemples :

 

- Son père devra quitter cette maison qui lui plaît tant.

(Le subordonnant qui, pronom relatif, est sujet du verbe plaît de la subordonnée qui lui plaît tant.)

 

- Le courage que Rachel a montré devrait nous servir de modèle.

(Le subordonnant que, pronom relatif, est complément direct de a montré de la subordonnée que Rachel a montré.)

 

- L’idée que ses amis resteraient eux aussi la réconfortait.

(Le subordonnant que, conjonction de subordination, n’a aucune fonction dans la subordonnée que ses amis resteraient eux aussi.)

 

- Je vais prendre les appels afin que Martine puisse partir plus tôt.

(Le subordonnant afin que introduit un but.)

 

 

Bien que le rôle des subordonnants soit essentiellement syntaxique, le terme subordonnant ne désigne pas une fonction grammaticale (comme sujet, complément direct ou attribut), pas plus qu’une classe de mots (comme nom, adverbe ou préposition).

 

 

Les subordonnants sont des mots (conjonctions de subordination, pronoms relatifs et pronoms interrogatifs) qui permettent d’intégrer une phrase dans une autre pour en faire une subordonnée.

 



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