Banque de dépannage linguistique


L'orthographe
Cas particuliers liés à l'orthographe



Mil ou mille

 

Dans les textes juridiques ainsi que dans certains écrits à caractère solennel (invitations notamment), la date est le plus souvent écrite en toutes lettres.

 

Autrefois, il était d’usage d’écrire mil devant un ou plusieurs autres nombres à partir de l’année 1001, mil venant du latin singulier mille, et mille, du pluriel milia (ou millia). Mil servait donc à désigner un seul millier et mille, plusieurs milliers.

 

Aujourd’hui, l’emploi de mil est perçu comme vieilli, même s’il n’est pas fautif. Il est donc préférable d’employer la graphie mille, correcte dans tous les contextes, pour exprimer les années 1001 à 1999. Par ailleurs, mil ne peut jamais être utilisé dans la notation des années 2000 et suivantes puisque, étant un singulier, il ne peut être multiplié. Il est à noter qu’on trouve aussi parfois l’an mil au lieu de l’an mille, même si mil n’est pas suivi d’un autre nombre.

 

Exemples :

 

- Ce livre a été écrit en mil huit cent quarante-cinq. (usage d’autrefois)

- Cette loi a été adoptée le cinq décembre mil neuf cent quatre-vingt-dix-neuf. (usage d’autrefois)

- Les Égyptiens auraient inventé le monothéisme vers l’an mille cinq cent avant Jésus-Christ.

- Ce collectionneur possède une toile célèbre qui date de l’an mille.

- J’ai terminé mes études en droit le huit mai deux mille un.

 

 

Pour en savoir davantage sur les règles d’accord concernant le numéral mille, vous pouvez consulter l’article Vingt, cent et mille.

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Date de la dernière actualisation de la BDL : novembre 2018

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