Banque de dépannage linguistique


Le vocabulaire
Barbarismes lexicaux



Tête d'oreiller

 

On utilise parfois à tort tête d’oreiller pour taie d’oreiller. En effet, l’expression tête d’oreiller ne figure pas dans les ouvrages de référence et constitue un barbarisme.

 

Le mot taie vient du latin thēca, du grec thêkê « étui, fourreau; boîte ». En français, le mot taie désigne couramment une enveloppe de tissu dans laquelle on glisse un oreiller ou un traversin.

 

Exemples :

 

- J’achèterai des taies d’oreiller brodées assorties aux draps. (et non : des têtes d’oreiller)

- L’infirmière a dû changer la taie d’oreiller de ce patient fiévreux. (et non : la tête d’oreiller)

 

L’emploi fautif de l’expression tête d’oreiller pour taie d’oreiller est fréquent dans la langue familière, et ce, autant au Québec qu’en Belgique. Il s’explique sans doute par la proximité des deux prononciations [tEt] (têt) et [tE] (tè). On peut également penser que le fait que l’oreiller supporte la tête du dormeur et se place à la tête du lit a favorisé la création de tête d’oreiller.

 

Notons par ailleurs que l’expression tête de lit est quant à elle tout à fait correcte; elle désigne la partie qui se trouve à l’extrémité du lit où l’on pose la tête. Dans cette expression, le mot tête a le sens de « partie antérieure d’une chose ».

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Date de la dernière actualisation de la BDL : novembre 2018

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