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L'orthographe
Rectifications de l'orthographe > Recommandations générales liées aux rectifications de l'orthographe



Présentation des rectifications orthographiques

 

Pour mieux comprendre les rectifications de l’orthographe et bien interpréter les changements proposés, nous vous invitons à lire aussi l’article Questions fréquentes sur les rectifications de l'orthographe.

 

 

Les rectifications de l’orthographe ont été proposées par la France en 1990. L’Académie française les a par la suite approuvées. Les rectifications simplifient certaines graphies et suppriment des anomalies, des exceptions ou des irrégularités de l’orthographe du français.

 

À ce jour, la liste la plus complète de mots touchés par les rectifications de l’orthographe contient environ cinq-mille mots. Elle est présentée dans le Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée : cinq millepattes sur un nénufar, un ouvrage publié en 2009 par Chantal Contant, une Québécoise spécialiste des rectifications de l’orthographe dans la francophonie. Cette liste suit rigoureusement les recommandations du Conseil supérieur de la langue française de France.

 

Le nombre de mots touchés par les rectifications de l’orthographe peut sembler très grand mais, en moyenne, les rectifications ne s’appliquent qu’à un mot par page rédigée. La plupart des mots dont l’orthographe a été rectifiée ne sont pas très fréquents, par exemple coagulum, dessemeler, rongeüre ou zakouski. Cela dit, il convient de parler de rectifications de l’orthographe et non de réforme de l’orthographe ni de nouvelle orthographe. En effet, une réforme est un changement profond. Or, les rectifications de l’orthographe touchent à peu près un mot par page, ce qui est minime. De même, l’expression nouvelle orthographe laisse entendre qu’il s’agit d’une réforme orthographique d’envergure, ce qui n’est pas le cas.

 

C’est dans le but de favoriser la connaissance et l’application des rectifications orthographiques qu’a été créé le Grand vadémécum. Cet ouvrage a été précédé du Millepatte sur un nénufar : vadémécum de l’orthographe recommandée, une brochure listant environ deux-mille mots. Cette brochure, parue en 2003, a été produite par le Renouvo (www.renouvo.org/), un réseau qui informe le public sur les rectifications de l’orthographe et qui en encourage l’application. Ce réseau regroupe différentes associations, dont l’Association pour l’application des recommandations orthographiques en Belgique (sweet.ua.pt/~fmart/aparo.htm) et le Groupe québécois pour la modernisation de la norme du français (www.gqmnf.org/).

 

 

Le contenu des articles de la BDL qui portent sur l’orthographe rectifiée provient du Grand vadémécum, c’est-à-dire que les mots qui constituent les listes présentées dans la Banque de dépannage linguistique sont tirés de cet ouvrage, tout comme les courtes explications à propos des changements effectués. Notons que certaines données ou explications ont été légèrement modifiées, dans leur forme et dans leur contenu, pour privilégier un texte continu et respecter les orientations, le style et le format de présentation de la BDL.

 

La Banque de dépannage linguistique présente une liste d’environ deux-mille-huit-cents mots du Grand vadémécum. La majorité d’entre eux sont listés à la fois dans le Vadémécum et dans le Grand vadémécum. Notons que, parmi les mots rectifiés qui ne sont pas présentés dans la BDL, il y a certains anglicismes ne faisant pas partie des termes privilégiés dans Le grand dictionnaire terminologique (GDT) de l’Office québécois de la langue française, par exemple supporteur ou weekend.

 

Sur ce point, il faut savoir que l’orthographe rectifiée n’impose aucun choix de vocabulaire. Autrement dit, les rectifications orthographiques expliquent seulement la façon dont il faut écrire les mots. On trouve donc des emprunts, y compris des emprunts à l’anglais, dans les listes du Vadémécum, du Grand vadémécum et de la BDL. On doit toutefois tenir compte du fait que l’Office québécois de la langue française tente de promouvoir le développement et l’enrichissement du français dans le contexte sociohistorique et sociolinguistique québécois, et ce, en vertu de la mission de francisation qui lui est dévolue : c’est la raison pour laquelle la BDL s’abstient de présenter les emprunts à l’anglais qui ne sont pas privilégiés dans le GDT.

 

Cela dit, il n’y a en général que les graphies rectifiées qui apparaissent dans les listes de la BDL, mais il arrive que la forme traditionnelle soit aussi présentée afin de faciliter la compréhension du lecteur. Les listes contiennent les abréviations suivantes : adj (adjectif), adv (adverbe) interj (interjection), loc (locution), n (nom), nf (nom féminin), nm (nom masculin) pp (participe passé), v (verbe).

 

 

Bien que les rectifications orthographiques aient été proposées il y a déjà plus de 20 ans, l’utilisation effective des nouvelles graphies n’est pas encore généralisée. Le flottement dans l’emploi des graphies que l’on observe dans les dictionnaires usuels montre, d’ailleurs, que nous sommes dans une période de transition. À l’instar de l’Académie française, qui, en 1991, déclarait que les anciennes graphies demeuraient admises et qu’on ne pouvait pénaliser les nouvelles graphies, l’Office québécois de la langue française estime que ni les graphies traditionnelles, ni les nouvelles graphies proposées ne doivent être considérées comme fautives.

 

 

Pour connaitre les points particuliers touchés par les rectifications, vous pouvez consulter les articles inscrits sous le sous-thème Rectifications de l'orthographe.

 

 

L’article que vous venez de lire est écrit en orthographe rectifiée.

 

 



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