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Figures de style > Figures jouant sur la construction de la phrase



Anacoluthe

 

L’anacoluthe est une rupture dans la construction syntaxique d’une phrase. La phrase commence mais est interrompue, et l’enchaînement attendu est remplacé par un autre. Il y a donc discontinuité syntaxique mais non rupture du lien logique. D’un point de vue grammatical, l’anacoluthe est considérée comme fautive puisqu’elle contrevient aux normes grammaticales.

 

Cet écart par rapport à une norme lui confère une certaine expressivité, d’où son emploi comme figure de style. Ainsi, l’anacoluthe est utilisée à des fins stylistiques pour créer un effet de surprise ou pour désorienter le lecteur.

 

Exemples :

 

- Les autres éternellement sur nous, j’étouffe! (P. Claudel)

- Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. (Pascal)

- Ils font un barouf au comptoir, que je suis forcé de dominer. (Céline)

- Lui qui aimait tant ses aises, une veste n’importe comment, un vieux pantalon, il n’aimait que ça, les vieux vêtements. (N. Sarraute)

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Date de la dernière actualisation de la BDL : novembre 2018

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