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L'orthographe
Rectifications de l'orthographe > Recommandations générales liées aux rectifications de l'orthographe



Questions fréquentes sur les rectifications de l'orthographe

 

1.      Pourquoi y a-t-il des rectifications de l’orthographe?

2.      Qui a proposé les rectifications orthographiques?

3.      Doit-on adopter les graphies rectifiées?

4.      Y a-t-il eu d’autres réformes de l’orthographe dans le passé?

5.      À l’école, présentement, les élèves apprennent-ils les graphies rectifiées ou les formes traditionnelles?

6.      Les élèves sont-ils pénalisés s’ils utilisent les graphies rectifiées?

7.      Quelle est la position de l’Office québécois de la langue française au sujet des rectifications de l’orthographe?

8.      Combien de mots sont touchés par les rectifications?

9.      Les ouvrages de référence (dictionnaires, grammaires et autres) présentent-ils les formes rectifiées?

10.     Y a-t-il des logiciels qui acceptent les formes rectifiées?

11.     Y a-t-il des publications écrites en orthographe rectifiée?

12.     Lorsqu’on écrit un texte en orthographe rectifiée, doit-on le mentionner?

13.     Où peut-on obtenir plus d’informations sur les rectifications de l’orthographe?

14.     Que pensent les gens des rectifications de l’orthographe?

 

 

1.      Pourquoi y a-t-il des rectifications de l’orthographe?

 

Les rectifications de l’orthographe visent à simplifier certaines graphies et à supprimer des anomalies, des exceptions ou des irrégularités de l’orthographe du français.

 

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2.      Qui a proposé les rectifications orthographiques?

 

Les rectifications de l’orthographe ont été proposées par la France en 1990. C’est l’ancien premier ministre français Michel Rocard qui a créé le Conseil supérieur de la langue française en 1989 et lui a confié la mission de proposer des rectifications orthographiques. Le Conseil a alors formé un comité d’experts pour mener à bien ce projet. Le linguiste Bernard Cerquiglini, la linguiste et historienne Nina Catach, et le grammairien André Goosse faisaient notamment partie de ce comité. En 1990, le comité a présenté ses recommandations à l’Académie française ainsi qu’aux diverses instances francophones compétentes en matière de langue française afin qu’elles les approuvent. Après avoir été accepté par le premier ministre, l’ensemble des rectifications proposées (un peu plus de deux mille) a ensuite été publié officiellement au Journal officiel de la République française le 6 décembre 1990.

 

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3.      Doit-on adopter les graphies rectifiées?

 

Les rectifications de l’orthographe n’ont pas de caractère obligatoire. Les anciennes graphies demeurent correctes, et ce, pour une période indéterminée. Les deux graphies sont donc encore admises.

 

On peut donc continuer de rédiger un document uniquement en orthographe traditionnelle. On peut aussi, si on le désire, rédiger uniquement en orthographe rectifiée, ou n’appliquer qu’une partie des rectifications. Ainsi, dans un même texte peuvent coexister graphies rectifiées et graphies traditionnelles. On pourrait par exemple avoir aout et coût (suppression de l’accent circonflexe sur le u lorsqu’il n’a pas pour fonction de distinguer des sens ou des temps de verbes), et le texte serait exempt de fautes, car les deux graphies sont acceptées. De même, on pourrait trouver potpourri et coût (respect, d’une part, de la graphie rectifiée sans trait d’union et, d’autre part, préférence pour la graphie traditionnelle avec l’accent circonflexe sur le u). Cependant, dans un même texte, il faut s’assurer de l’uniformisation de la graphie d’un même mot. Si l’on écrit le mot aout sans accent circonflexe une première fois, on doit continuer de l’écrire de cette façon tout au long du document.

 

Au sein d’une entreprise, d’un organisme ou d’un ministère, le choix d’adopter les rectifications de l’orthographe relève de cette entreprise, de cet organisme ou de ce ministère. Il demeure cependant souhaitable qu’une position claire quant à l’application ou non des rectifications orthographiques – ou de certaines d’entre elles – soit prise dans l’organisation, et que l’ensemble du personnel soit mis au courant de cette position.

 

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4.      Y a-t-il eu d’autres réformes de l’orthographe dans le passé?

 

Il y a eu plusieurs réformes et tentatives de réformes dans l’histoire de l’orthographe française, certaines ayant connu plus de succès que d’autres. Par exemple, en 1542, le grammairien L. Meigret a proposé de rapprocher l’orthographe de la prononciation. En 1620, le poète et grammairien J. Godard a suggéré, notamment, de supprimer des lettres étymologiques et de remplacer des s muets par des accents circonflexes. En 1740, une importante réforme, celle de l’abbé d’Olivet, grammairien et traducteur, membre de l’Académie française, a touché environ cinq mille mots, modifications que l’on a consignées dans la troisième édition du dictionnaire de l’Académie. En 1906, la Fédération internationale des instituteurs a demandé une réforme orthographique, à laquelle seule la France n’a pas adhéré. L’Académie française, quant à elle, a simplifié l’orthographe de certains mots dans les différentes éditions de son dictionnaire. Les rectifications orthographiques de 1990 ne sont donc pas les premières modifications à l’orthographe française proposées… et elles ne seront sans doute pas les dernières.

 

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5.      À l’école, présentement, les élèves apprennent-ils les graphies rectifiées ou les formes traditionnelles?

 

         En Belgique et en Suisse

 

On a informé les enseignants et les enseignantes de l’existence et du contenu des rectifications de l’orthographe; ils peuvent donc les présenter en classe en toute connaissance de cause. Les formes rectifiées sont enseignées en Belgique dans diverses universités et écoles normales, ainsi que dans beaucoup d’écoles secondaires, surtout du réseau catholique. Depuis la rentrée scolaire 2008-2009, trois circulaires ministérielles belges indiquent que « les professeurs de français de tous niveaux sont invités à enseigner prioritairement les graphies rénovées ».

 

En France

 

On peut lire dans les programmes scolaires 2008-2009 que « pour l’enseignement de la langue française, le professeur tient compte des rectifications orthographiques proposées par le Rapport du Conseil supérieur de la langue française, approuvées par l’Académie française » et que « l’orthographe révisée est la référence ».

 

En 2012, le Bulletin officiel du ministère de l’Éducation nationale indique que « les rectifications […] restent une référence, mais ne sauraient être imposées » et que « [d] ans l’enseignement aucune des deux graphies (ancienne ou nouvelle) ne peut être tenue pour fautive ». Dans une édition spéciale de novembre 2015 du Bulletin, le ministère indique que, à compter de septembre 2016, « l’enseignement de l’orthographe a pour référence les rectifications orthographiques publiées par le Journal officiel de la République française le 6 décembre 1990 ». Ce principe vaut pour l’ensemble des cycles. Naturellement, l’ancienne orthographe reste admise. Pour la rentrée de cette même année, les éditeurs d’ouvrages pédagogiques en France utilisent tous l’orthographe rectifiée, du moins pour le matériel destiné aux élèves du primaire.

 

Au Canada

 

Au Québec

 

Les enseignantes et les enseignants qui choisissent d’enseigner l’orthographe rectifiée le font de leur propre gré. Toutefois, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur tient compte des rectifications dans la correction des examens de fin d’année et dans la Liste orthographique à l’usage des enseignantes et des enseignants (pour le primaire, 2014). Quant aux maisons d’édition qui produisent du matériel pédagogique, elles peuvent elles aussi choisir d’intégrer ou non les rectifications de l’orthographe dans leurs ouvrages; de plus en plus d’ouvrages récents les incluent. Par ailleurs, l’Université du Québec à Montréal enseigne l’orthographe rectifiée dans ses cours de grammaire du français écrit, et l’Université de Montréal le fait, notamment, dans les cours s’adressant au futur personnel enseignant. L’Université de Sherbrooke, elle, demande à ses formateurs et à ses formatrices de tenir compte à la fois des graphies anciennes et des graphies rectifiées dans la correction des travaux.

 

En ce qui concerne la position de l’Office québécois de la langue française, vous trouverez plus d’informations à la question 7.

 

En Alberta

 

La Direction de l’éducation française du ministère de l’Éducation de l’Alberta rédige en orthographe rectifiée depuis 2009. Le personnel enseignant en a été informé, et les écoles ont reçu des exemplaires du Millepatte sur un nénufar : vadémécum de l’orthographe recommandée et du guide Connaitre et maitriser la nouvelle orthographe.

 

En Saskatchewan

 

La Direction de l’éducation française de la Saskatchewan a elle aussi adopté les rectifications de l’orthographe en 2009 en précisant que, dans l’enseignement et l’évaluation, les formes traditionnelles et les formes rectifiées étaient considérées comme correctes.

 

Au Nouveau-Brunswick

 

Les graphies rectifiées sont également acceptées au même titre que les anciennes graphies.

 

En Nouvelle-Écosse

 

L’enseignement de l’orthographe rectifiée est obligatoire depuis septembre 2011. Les rectifications ont d’abord été appliquées dans les classes de maternelle, puis leur enseignement s’est étendu à d’autres classes au fur et à mesure que les élèves passaient en première année, puis en deuxième année, etc. L’orthographe rectifiée doit en outre être appliquée dans les documents rédigés par ou pour la section française du ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance néo-écossais.

 

 

Vous trouverez des renseignements complémentaires au sujet de l’enseignement de l’orthographe sur le site www.orthographe-recommandee.info/enseignement, entre autres les documents d’où sont extraites les citations (entre guillemets) ci-dessus relatives à la situation en Belgique et en France.

 

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6.      Les élèves sont-ils pénalisés s’ils utilisent les graphies rectifiées?

 

         Au Québec

 

Que le personnel enseignant choisisse d’enseigner l’orthographe rectifiée ou traditionnelle, il doit accepter les deux graphies, et ce, pour une période indéterminée, puisque aucune des deux formes ne peut être considérée comme fautive présentement. Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec tient donc compte des rectifications dans la correction des examens de fin d’année.

 

En Belgique

 

Les formes rectifiées sont acceptées dans divers examens, notamment ceux de l’École militaire, et dans les championnats d’orthographe de Bruxelles.

 

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7.      Quelle est la position de l’Office québécois de la langue française au sujet des rectifications de l’orthographe?

 

L’Office québécois de la langue française estime que ni les graphies traditionnelles, ni les nouvelles graphies proposées ne doivent être considérées comme fautives. Cette position correspond à celle de l’Académie française, qui, en 1991, déclarait que les anciennes graphies demeuraient admises et qu’on ne pouvait rejeter les nouvelles graphies.

 

Dès 1991, l’Office québécois de la langue française s’est déclaré, de façon générale, favorable à l’application des rectifications de l’orthographe, mais, étant donné les réticences, voire l’opposition, qu’elles soulevaient dans divers milieux en France et ailleurs, il n’a pas voulu faire cavalier seul et imposer cette nouvelle norme au public québécois.

 

Depuis lors, l’Office suit l’évolution de l’accueil réservé aux rectifications dans la documentation ainsi que dans la société québécoise et la francophonie, et il les prend en considération dans ses travaux et dans les services qu’il offre au public.

 

Dans Le grand dictionnaire terminologique (GDT), l’Office consigne les formes rectifiées comme variantes graphiques possibles de termes déjà en usage et habituellement orthographiés selon la graphie traditionnelle. Dans le cas des néologismes et des emprunts, il tient compte des « recommandations aux lexicographes et créateurs de néologismes » publiées officiellement au Journal officiel de la République française le 6 décembre 1990. Par exemple, lorsqu’il crée ou accepte des mots nouveaux ou lorsqu’il doit se prononcer sur des emprunts faits à des langues étrangères, l’Office applique les recommandations qui portent sur la formation des mots composés (soudure des éléments : cogestion, motomarine, hypertexte) et sur les emprunts acceptables qu’on francise, dans la mesure du possible, en les adaptant à la graphie du français (surfeur), en modifiant l’accentuation (malstrom au lieu de malström, féta) ou par l’application de la règle générale du pluriel : raviolis, Inuits).

 

Outre l’Office québécois de la langue française, le Conseil supérieur de la langue française (France), le Conseil supérieur de la Communauté française de Belgique et le Conseil international de la langue française sont favorables aux rectifications de l’orthographe.

 

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8.      Combien de mots sont touchés par les rectifications?

 

À ce jour, la liste la plus complète de mots touchés par les rectifications de l’orthographe contient environ cinq mille mots. Elle est présentée dans le Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée : cinq millepattes sur un nénufar. Cet ouvrage a été publié en 2009 par Mme Chantal Contant, une Québécoise qui est spécialiste des rectifications de l’orthographe dans la francophonie. Une bonne partie des mots touchés sont peu fréquemment utilisés; d’autres, comme évènement, étaient déjà orthographiés selon les nouvelles règles avant même que les rectifications ne soient officiellement publiées en 1990. En fait, les rectifications touchent, en moyenne, un mot par page rédigée.

 

La BDL présente une liste d’environ deux mille huit cents mots tirés du Grand vadémécum. Cette liste présente la plupart des rectifications proposées au départ par le Conseil supérieur de la langue française de France (un peu plus de deux mille), auxquelles s’ajoutent des rectifications touchant, dans l’ensemble, des mots relativement courants. Vous pouvez consulter la liste dans l’article Liste alphabétique de mots rectifiés. La liste est présentée de manière plus détaillée dans l’article Présentation des rectifications orthographiques.

 

Dans les circonstances, il convient de parler de rectifications de l’orthographe et non de réforme de l’orthographe. En effet, une réforme est un changement profond. Or, les rectifications de l’orthographe touchent à peu près un mot par page, comme il a été dit précédemment, ce qui est minime.

 

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9.      Les ouvrages de référence (dictionnaires, grammaires et autres) présentent-ils les formes rectifiées?

 

De nombreux ouvrages de référence tiennent compte, à des degrés divers, des rectifications de l’orthographe. Certains présentent toutes les rectifications proposées, alors que d’autres n’en présentent qu’une partie. Les dictionnaires usuels restent des sources auxquelles il est conseillé de se fier. Voici quelques ouvrages de référence qui font mention, d’une manière ou d’une autre, des rectifications de l’orthographe.

 

Dictionnaires

 

Dictionnaire CEC Jeunesse (depuis 2011);

Dictionnaire de didactique du français : langue étrangère et seconde (CLE international, 2003);

Dictionnaire de l’Académie française, 9e édition (depuis 1992);

Dictionnaire des difficultés du français (De Boeck, 2012);

Dictionnaire d’orthographe et de difficultés du français (Le Robert, depuis 2010);

Dictionnaire du français usuel (De Boeck, depuis 2002);

Dictionnaire Hachette (depuis 2002);

Dictionnaire Hachette Collège (depuis 2008);

Dictionnaire Hachette encyclopédique de poche (depuis 2007);

Dictionnaire Hachette junior (depuis 2010);

Dictionnaire Hachette junior de poche (depuis 2010);

Dictionnaire Hachette scolaire (depuis 2002);

Dictionnaire Larousse junior (depuis 2008);

Le grand dictionnaire des difficultés & pièges du français (Larousse, depuis 2004);

Le Larousse des noms communs (depuis 2008);

Le nouveau Littré (Garnier, depuis 2006);

Le nouveau petit Littré (Garnier, depuis 2009);

Dictionnaire Le Robert junior illustré : nouvelle édition nord-américaine (depuis 2014);

Le Petit Larousse illustré (depuis 2011);

Le Petit Robert (intégration à 66 % en 2016);

Multidictionnaire de la langue française (Québec Amérique, édition 2009 – les graphies modernes sont parfois en gras, parfois en commentaires entre crochets);

Usito (Delisme, depuis 2009).

 

Grammaires et autres

 

Bescherelle junior : petit guide de conjugaison (HMH, depuis 2010);

Bescherelle – L’art de conjuguer (HMH, depuis 2006);

Bescherelle – L’orthographe pour tous (Hatier/HMH, 1998, 2006);

Bescherelle pratique (Hatier, 2006);

Boite à outils – Nouvelle grammaire (Modulo, 3e édition, 2008);

Connaitre et maitriser la nouvelle orthographe (2005);

Dictionnaire des conjugaisons (Larousse, 2008);

Dictionnaire des difficultés du français (Larousse, depuis 2001);

Dictionnaire des règles du français (Maxipoche, Larousse, 2008);

Dictionnaire des verbes français (Pocket, 2004);

Dictionnaire d’orthographe (Poche, Larousse, 2008);

Écrire sans faute : dictées commentées des Championnats d’orthographe (De Boeck/Duculot, 2005);

Français correct : guide pratique (De Boeck/Duculot, 1998);

Grammaire pédagogique du français d’aujourd’hui (Chenelière, 1999);

Guide de poche – Conjugaison (Larousse, 2005);

Guide de poche – Orthographe (Larousse, 2005);

La grammaire moderne (Beauchemin, 2008);

L’anti-fautes d’orthographe (Larousse, 2008);

Le bon usage (De Boeck/Duculot, depuis 1993);

Le correcteur d’orthographe (Hachette, 2011);

Le Ramat de la typographie (depuis 2005);

Le Ramat européen de la typographie (depuis 2009);

Le sommet de l’apprentissage du français écrit (Myrtille, 2006);

Les rectifications de l’orthographe du français (ERPI/De Boeck, 2010);

Nouveau dictionnaire des difficultés du français moderne (De Boeck/Duculot, depuis 1994);

Nouvelle grammaire pratique (CEC, 2007);

Parce que, un guide d’autocorrection du français écrit (CEC, 2005);

L’express grammatical (ERPI, depuis 2006);

Système V : guide de conjugaison (CEC, 2005);

Toute la conjugaison (Albin Michel/Magnard, 2005);

Toute l’orthographe (Albin Michel/Magnard, 2005);

Trousse à outils : démarches et synthèses pour s’autocorriger (Galéace, depuis 2011);

Vérifiez votre orthographe (Le Robert, 2008).

 

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10.     Y a-t-il des logiciels qui acceptent les formes rectifiées?

 

Oui, la plupart des correcteurs orthographiques acceptent maintenant les formes rectifiées. Les logiciels Antidote, Le Robert Correcteur, Myriade, ProLexis, Le Petit ProLexis et le correcteur Cordial, notamment, tiennent compte des rectifications de l’orthographe. Le correcteur orthographique du logiciel de traitement de texte Word, du gestionnaire de courrier électronique Outlook, d’Excel et de PowerPoint (de la suite Office de Microsoft) accepte les formes proposées par les rectifications. Il en est de même pour le logiciel libre OpenOffice.org.

 

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11.     Y a-t-il des publications écrites en orthographe rectifiée?

 

Oui. Certains auteurs de romans choisissent de rédiger en orthographe rectifiée. Un certain nombre de revues, notamment des revues pédagogiques et des revues de linguistique, emploient cette orthographe. En voici quelques titres.

 

         Québec

 

Cahiers de l’AQPF, revue de l’Association québécoise des professeurs de français (depuis 2012);

Camping caravaning (depuis 2008);

Convergence, revue du Centre patronal de santé et sécurité du travail du Québec (depuis 2010);

Forum, hebdomadaire officiel de l’Université de Montréal (depuis 2005);

Le Franco, journal francophone de l’Alberta (depuis 2011);

Les Diplômés, revue de l’Université de Montréal (depuis 2005);

L’Express de Timmins, journal franco-ontarien de Timmins (depuis 2012);

Le Voyageur, journal franco-ontarien de Sudbury (depuis 2012);

Lurelu, revue consacrée à la littérature pour la jeunesse (depuis 2005);

Journal de l’assurance, magazine d’information en assurance et en investissement (depuis 2010);

Mag, magazine économique régional de la Chambre de commerce et d’industrie de Laval (depuis 2010);

Main blanche, revue étudiante du Département d’études littéraires de l’Université du Québec à Montréal (depuis 2010);

Spiritualitésanté, revue du Centre Spiritualitésanté de la Capitale-Nationale (depuis 2010);

Travail et santé, revue francophone pour la santé du travail et de l’environnement (depuis 2009);

Vivre le primaire, revue de l’Association québécoise des enseignants du primaire (depuis 2010).

 

Le Bureau de normalisation du Québec, un organisme de l’administration publique du Québec, applique les rectifications de l’orthographe dans ses documents depuis 2005.

 

         Europe

 

Café pédagogique, mensuel pour le personnel enseignant de France et d’Europe (depuis 2009);

Diagnostic, mensuel du Groupe d’étude et de réforme de la fonction administrative, organisation syndicale agréée, Bruxelles (depuis 1991);

Éducation populaire, revue trimestrielle des groupes d’enseignement Freinet, Belgique (depuis 1991);

Francité, revue de la maison de la Francité, Bruxelles;

Glottopol, revue de sociolinguistique en ligne, France;

La Revue générale, mensuel de réflexion et de culture, Belgique (depuis 1991);

La Revue nouvelle, mensuel de réflexion et de culture, Belgique;

Le français aujourd’hui, revue de l’Association française des enseignants de français (depuis 1998);

Le Journal des gens d’Ixelles, informations propres à une commune de Bruxelles;

Le Lion, magazine des éditions Delhaize Le Lion, une société de grande distribution alimentaire, Belgique (depuis janvier 2003);

Liaison-AIROÉ, revue de l’Association pour la recherche et l’information sur les orthographes et les systèmes d’écriture, France;

Journal de l’alpha, publication de « Lire et Écrire », un réseau d’alphabétisation en Communauté française de Belgique (depuis novembre 2009);

Mots, revue de l’Institut national de la langue française, France;

PROF, magazine du ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles destiné aux professionnels de l’enseignement, Belgique;

Repères, revue de l’Institut national de recherche pédagogique, France;

Traces de changement, revue du mouvement sociopédagogique Changement pour l’égalité, Belgique.

 

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12.     Lorsqu’on écrit un texte en orthographe rectifiée, doit-on le mentionner?

 

Si on le désire, on peut rédiger une courte note en bas de page ou au début du document précisant que le texte (ou certains mots lorsque ce n’est pas le texte au complet) est conforme aux rectifications de l’orthographe. Cette note, qui n’est évidemment pas obligatoire, pourra rassurer les lecteurs qui auraient pu croire que le texte comportait des erreurs. On peut aussi télécharger un logo ou une vignette de conformité dans le site Internet du Groupe québécois pour la modernisation de la norme du français (www.gqmnf.org/AutresPoints_ExemplesLettres.html).

 

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13.     Où peut-on obtenir plus d’informations sur les rectifications de l’orthographe?

 

La Banque de dépannage linguistique comprend 44 articles sur les rectifications de l’orthographe; vous y trouverez les règles d’écriture, des listes de mots touchés par les rectifications et les recommandations générales faites aux lexicographes et aux créateurs de néologismes.

 

Pour plus de détails, vous pouvez consulter le Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée, ouvrage de Mme Chantal Contant, une Québécoise spécialiste des rectifications de l’orthographe dans la francophonie. Vous pouvez également consulter le Vadémécum de l’orthographe recommandée, brochure produite par le Réseau pour la nouvelle orthographe du français.

 

Vous pouvez enfin consulter les sites de diverses associations qui ont pour but d’informer le public sur les rectifications de l’orthographe et d’encourager leur application.

 

France :               site d’information sur l’orthographe rectifiée

                           (www.orthographe-recommandee.info/index.htm)

 

Belgique :            Association pour l’application des recommandations orthographiques (APARO) (sweet.ua.pt/~fmart/aparo.htm)

 

Québec :             Groupe québécois pour la modernisation de la norme du français (GQMNF) (www.renouvo.org/gqmnf et www.nouvelleorthographe.info/)

 

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14.     Que pensent les gens des rectifications de l’orthographe?

 

Une question à laquelle ont répondu 249 internautes sur le site Web de l’Office québécois de la langue française entre le 1er mars et le 4 avril 2018 a permis de révéler que les rectifications orthographiques s’implantent peu à peu dans l’usage. En effet, même si 18,47 % des répondants ont avoué ne pas connaître les rectifications de l’orthographe et que 32,13 % des répondants ont affirmé ne pas les utiliser par choix, 49,37 % disent respecter en totalité ou en partie les règles de l’orthographe rectifiée (10,44 % en respectent toutes les règles, 11,65 % en respectent la plupart des règles, et 27,31 % en ont intégré certaines graphies).

 

En comparant ces chiffres avec les résultats d’un sondage similaire réalisé à la fin de 2011 par l’Office, on constate que le pourcentage de gens affirmant ne pas connaître l’orthographe rectifiée est demeuré le même, à quelques centièmes de pourcentage près, mais qu’un renversement de tendance s’est opéré quant à la faveur que récolte auprès des répondants l’idée des rectifications de l’orthographe : en 2011, 51 % des répondants se disaient contre l’orthographe rectifiée, alors que 49,37 % des répondants affirment en 2018 avoir intégré, en totalité ou en partie, les règles de l’orthographe rectifiée. En 2018, les répondants réfractaires ou indifférents aux rectifications de l’orthographe ne sont plus que 32,13 %.

 

On voit donc que l’implantation des rectifications orthographiques fait tranquillement son chemin. Cela étant dit, il importe de rappeler que l’Office québécois de la langue française estime que ni les graphies traditionnelles, ni les nouvelles graphies proposées ne doivent être considérées comme fautives.

 

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Article mis à jour en 2018



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Date de la dernière mise à jour de la BDL : juin 2018

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