Banque de dépannage linguistique


Les emprunts à l’anglais
Emprunts intégraux



Underground

 

Le mot anglais underground a plusieurs sens, notamment « souterrain » et, au figuré, « secret, clandestin », « marginal, d’avant-garde ».

 

En français, underground est surtout employé, depuis les années 1960 et 1970, pour désigner des mouvements artistiques ou littéraires marginaux, hors des circuits commerciaux dominants. Que l’on parle du cinéma, de la presse, de la littérature, de la musique, de l’art, du théâtre, de la bande dessinée ou de la culture en général, cet emprunt est à éviter. Selon le cas, on pourra avoir recours à marginal, parallèle, indépendant, expérimental, hors circuit, souterrain, non conformiste, avant-gardiste, contestataire, subversif, de contre-culture.

 

Exemples :

 

- Journaliste engagé, il a beaucoup travaillé à mettre en place une presse parallèle. (et non : underground)

- Ce groupe de musique marginal s’est fait remarquer sur la scène québécoise. (et non : underground)

- Un véritable cinéma indépendant a émergé en Chine au début des années 1990. (et non : underground)

 

Dans le contexte bien précis où l’on fait référence au mouvement historique américain de la contre-culture des années 1960, le terme underground est acceptable en vertu des critères de traitement de l’emprunt linguistique en vigueur à l’Office québécois de la langue française. Ce mouvement, apparu dans les années 1960-1970 dans les pays occidentaux, principalement aux États-Unis, reflétait les idées d’émancipation et la contre-culture naissante du mouvement hippie.

 

Exemples :

 

- Andy Warhol était une célébrité dans les milieux d’avant-garde de New York. (ou : underground)

- La presse parallèle des années 1960 s’opposait aux injustices et aux conventions. (ou : underground)

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Date de la dernière actualisation de la BDL : novembre 2018

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