Banque de dépannage linguistique


La prononciation
Prononciation de certaines lettres



Finale de verbes en -ai et en -é

 

Au Québec, lorsqu'un verbe se termine en -ai, on prononce généralement ces deux lettres [é], comme un é.

 

Exemples :

 

-  J'ai le rhume depuis hier. [] ()

-  Même si je le savais honnête, je doutai de son affirmation. [duté] (dou-té)

-  Je n'en suis pas sûre, je vérifierai demain. [véRifiRé] (vé-ri-fi-ré)

 

Lorsqu'on inverse le sujet et le verbe, toutefois, les lettres ai doivent plutôt se prononcer [E], comme un è. Le pronom est alors lié au verbe par un trait d'union.

 

Exemples :

 

-  Ai-je commis une erreur? [EG] (èj)

-  Je ne m'attendais pas à une telle réaction, aussi demeurai-je calme pour éviter d'empirer les choses. [dem4REG] (de-me-rèj)

-  Assisterai-je à cette réunion? [asisteREG] (a-sis-te-rèj)

 

 

De même, lorsque, dans le style littéraire, on inverse le sujet et le verbe de la première personne du singulier de l'indicatif présent et que le e final est remplacé par un é, ce é est prononcé [E], comme un è. Les rectifications de l'orthographe proposent d'ailleurs qu'on remplace à l’écrit ce par un , afin de mieux refléter cette prononciation.

 

Exemples :

 

-  Je lui dirai la vérité, dussé-je (ou dussè-je) perdre son amitié. [dysEG] (du-sèj)

-  Osé-je (ou osè-je) te rappeler ta promesse? [ozEG] (o-zèj)

 

 

Pour vous familiariser avec les symboles de l'API utilisés dans la BDL, vous pouvez consulter l'article Alphabet phonétique international.

 

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Date de la dernière actualisation de la BDL : novembre 2018

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