Banque de dépannage linguistique


Les emprunts à l’anglais
Emprunts syntaxiques



Faire sa part

 

L’expression faire sa part est critiquée dans certains ouvrages, où on la considère comme un calque de l’anglais (to do one’s part, to do one’s share). On suggère donc de la remplacer, selon le contexte, par des expressions telles que apporter sa contribution, collaborer, contribuer à, faire son devoir, fournir sa part d’efforts, participer à, y mettre du sien, etc. Bien que l’on puisse douter du fait que faire sa part soit effectivement un anglicisme, il est vrai qu’elle n’est pas consignée dans les dictionnaires unilingues français. On peut donc lui préférer des tournures plus idiomatiques en français.

 

Exemples :

 

- Je veux faire ma part, comme tout le monde.

- Monsieur Lafleur a fait sa part pour le parti.

- Nous ferons notre part pour mener ce projet à terme.

- Chacun fera sa part et tout ira pour le mieux.

 

On dira plutôt :

 

- Je veux apporter ma contribution, comme tout le monde.

- Monsieur Lafleur a fourni sa part d’efforts pour le parti.

- Nous ferons notre devoir pour mener ce projet à terme.

- Chacun collaborera et tout ira pour le mieux.

 

 

Par ailleurs, faire sa part est à distinguer de faire sa part à quelque chose, qui a le sens de « attribuer à quelque chose toute l’importance ou la place qui lui revient ».

 

Exemple :

 

- Même si la question concerne la collectivité, il faut faire sa part à la liberté individuelle.

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Date de la dernière actualisation de la BDL : décembre 2018

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