Site de l'Office québécois de la langue française
Bandeau et barre de navigation Page d'accueil Plan du site Commentaires Coordonnées English section Portail du gouvernement du Québec
 

 

Recherche
 

Index alphabétique  Index thématique




La grammaire
Le verbe > Auxiliaires



Paraître

 

On hésite souvent sur l’auxiliaire à employer avec le verbe paraître : il a paru ou il est paru? Lorsqu’il est question d’une publication, paraître peut recevoir les deux auxiliaires, mais avec une nuance de sens propre à chacun d’eux. La conjugaison avec avoir insiste sur la publication même, l’action de publier, tandis que la conjugaison avec être met l’accent sur la publication vue dans son résultat, comme un fait accompli. Ainsi, on emploiera l’auxiliaire avoir lorsqu’on veut insister sur une date de parution dans le passé, mais on préférera être pour signifier que l’ouvrage est disponible depuis telle date. Dans certains contextes, paraître peut cependant se conjuguer avec les deux auxiliaires.

 

Exemples :

 

- Son premier roman n’a paru que vingt ans après qu’il l’eut écrit.

- Le dernier livre de la collection a paru (ou est paru) l’année dernière.

- L’ouvrage a d’abord paru sur papier glacé avant d’être réimprimé en format de poche.

- La nouvelle de sa démission a paru (ou est parue) dans le journal.

- Le texte de la publication a d’abord paru sous forme d’articles dans une revue.

- Le troisième et dernier tome de la série est enfin paru.

- Il a paru (ou il est paru) une nouvelle édition, revue et augmentée, de cet ouvrage.

 

 

Pour ce qui est des autres sens, notamment ceux de « sembler, avoir l’air » ou encore « briller », la règle générale aujourd’hui est de conjuguer paraître avec l’auxiliaire avoir. On constate toutefois un certain flottement pour le sens de « se présenter, se montrer » en parlant d’une personne : si certains ouvrages permettent l’emploi de l’un ou l’autre des auxiliaires selon que l’on veut insister sur l’action (avoir) ou sur le résultat (être), d’autres en revanche n’acceptent qu’avoir.

 

Exemples :

 

- À la lecture du rapport, la situation nous a paru très délicate.

- Le projet tel qu’il a été présenté nous a paru réalisable.

- Il nous a paru préférable de reporter la date du début des travaux.

- Cette personne a paru posséder toutes les qualités recherchées pour le poste.

- Aux dernières élections, ce candidat avait bien paru dans le fameux débat.

- Son empressement à démissionner du projet m’a paru suspect.

- Certaines des corrections demandées nous ont paru douteuses.

- À l’époque, il avait paru d’accord avec nous sur ce point.

- Il m’a paru soucieux quand je l’ai rencontré.

- Il n’a paru (ou n’est paru) que vingt minutes au début de la réunion.

- Elle n’a pas paru (ou n’est pas parue) au bureau depuis son retour de voyage.

- La vedette n’a pas paru (ou n’est pas parue) en public depuis son dernier film.

 

 

Pour en savoir davantage, vous pouvez aussi consulter les articles Apparaître et Disparaître.

 



Haut


Site du gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec 2002

Aide à la recherche Présentation de la BDL Foire aux questions Liste des articles