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Les prépositions > Préposition après un verbe



Sabrer

 

On emploie souvent le verbe sabrer lorsqu'il est question d'un texte, pour signifier « raccourcir, écourter de façon importante », ou encore lorsqu'on parle d'un budget ou d'autres ressources, pour signifier « réduire, diminuer considérablement ». Sabrer est un verbe transitif direct, comme ses synonymes raccourcir, écourter, réduire et diminuer; il est donc immédiatement suivi d'un complément désignant ce qui est réduit ou raccourci.

 

Exemples :

 

- Alain a sabré son discours; la nouvelle version est deux fois plus courte que la première.

- L'éditeur sabrera de longs passages de l'article de Benoît.

- Si la situation ne s'améliore pas, la direction pourrait sabrer 150 postes.

 

 

On rencontre aussi sabrer suivi de la préposition dans. Cette préposition introduit alors le lieu ou l’objet dans lequel on fait des réductions. Bien que la tournure sabrer dans, sans complément direct, soit peu attestée dans les ouvrages de référence, on peut y voir un emploi absolu du verbe, c’est-à-dire un emploi où on fait l’ellipse du complément direct.

 

Exemples :

 

- On a sabré de longs passages dans le texte que j'ai envoyé au journal.

- Le producteur exige que je sabre mon scénario. (ou encore : que je sabre certains passages dans mon scénario)

- Le gouvernement a sabré le budget du ministère. (ou encore : le gouvernement a sabré dans le budget)

 

 

Pour en savoir davantage sur le verbe sabrer, vous pouvez consulter l'article Sabler le champagne et sabrer le champagne.

 

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Date de la dernière actualisation de la BDL : novembre 2018

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