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La rédaction et la communication
Féminisation et rédaction épicène > Rédaction épicène > Généralités sur la rédaction épicène



Principes généraux de la rédaction épicène

 

Rédiger épicène, c’est d’abord avoir le souci de donner une visibilité égale aux hommes et aux femmes dans les textes. C’est aussi une pratique d’écriture renouvelée qui repose sur des procédés rédactionnels qui lui sont propres. Voici quelques principes généraux qui servent de balises à une rédaction épicène de qualité.

 

Abandonner la mise au masculin habituelle du texte

 

Rédiger épicène et faire usage de plus en plus de formes féminines conduit inévitablement à l’emploi moins fréquent du masculin générique. En effet, l’emploi systématique du masculin générique rend la féminisation difficile puisqu’il empêche l’utilisation des formes féminines.

 

La rédaction épicène ne saurait s’accommoder du recours à la note explicative placée en début de texte pour dire que le masculin englobe les deux genres. Ce type de note marque en fait une démission devant le défi que présente la rédaction épicène. Elle n’est plus de mise de nos jours puisque la féminisation linguistique est devenue une réalité culturelle.

 

Penser épicène et rédiger épicène

 

Penser épicène signifie que l’on a la préoccupation de la visibilité des femmes à l’étape même de la conception du texte. Pour assurer la cohérence de l’écriture, il faut rédiger épicène dès le départ et non féminiser un texte déjà rédigé avec le masculin générique. L’équilibre de la représentation entre les hommes et les femmes à travers le langage est fondamental pour que la rédaction épicène soit de qualité.

 

Préserver la lisibilité du texte

 

Pour ne pas nuire à la lisibilité du texte, il faut utiliser des procédés de féminisation qui ne perturbent pas la lecture. C’est la raison pour laquelle les formes tronquées ainsi que les innovations orthographiques et typographiques ne sont pas recommandées. Il faut rester dans le cadre habituel d’écriture pour ne pas indisposer ceux et celles qui lisent et qui sont susceptibles de juger rebutantes certaines pratiques que l’introduction des formes féminines dans le discours peut engendrer.

 

Assurer l’intelligibilité du texte

 

L’introduction des formes féminines dans les phrases conduit inévitablement à l’allongement des groupes nominaux, à des remaniements syntaxiques et à des accords grammaticaux un peu plus complexes. Ces difficultés doivent être maîtrisées et les règles d’accord correctement appliquées pour ne pas nuire à la bonne compréhension du texte.

 

Le recours aux formes féminines et masculines dans toute leur intégrité favorise une plus grande intelligibilité. L’emploi des deux genres sous des formes qui leur sont propres explicite la nuance de sens dont les formes sont porteuses.

 

Veiller à une juste répartition des formes féminines

 

Les marques du genre doivent être réparties avec un souci d’harmonie et d’équilibre. Le texte en entier doit comporter des formes masculines et des formes féminines afin d’assurer une visibilité discrète mais continue des hommes et des femmes. Une surabondance est déconseillée puisqu’elle alourdit inutilement le texte et rend la lecture difficile. Un texte épicène réussi, quelle que soit sa longueur, est un texte dont ni la forme ni le contenu ne heurtent les lecteurs par la présence ou l’absence des formes féminines.

 

Évaluer la pertinence du recours aux marques du genre

 

Il est de pratique courante de désigner explicitement les personnes dont il est question dans un texte selon le sexe auquel elles appartiennent. La possibilité de recourir aux marques de genre est toujours présente, mais le recours effectif à ces marques n’est pas toujours pertinent. Écrire épicène n’entraîne pas forcément un emploi systématique de ces marques dans toutes les phrases, dans tous les contextes. Il convient donc d’évaluer la pertinence de leur emploi.

 

Utiliser toute la gamme des procédés disponibles

 

Les procédés de rédaction susceptibles d’assurer l’équilibre de la représentation des hommes et des femmes dans les textes sont nombreux. Toute la gamme de ces procédés doit être maîtrisée et exploitée judicieusement selon le contexte. L’emploi exclusif d’un seul procédé, par exemple l’emploi de noms épicènes ou l’utilisation des doubles formes, donne comme résultat un texte monotone. L’art de rédiger fait appel à la variété lexicale et syntaxique; il en va de même pour la rédaction épicène.

 

Adapter la rédaction épicène à chaque type de textes

 

Selon le type de texte, le contexte est plus ou moins propice à l’intégration des formes féminines. Le caractère particulier du texte peut influer aussi sur le choix des procédés de féminisation et de formulation neutre. La rédaction se fera différemment selon que le texte est publicitaire ou informatif, administratif ou commercial, spécialisé ou vulgarisé, ou encore, pédagogique, juridique, etc.

 

 



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