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Une bonne secousse

 

En français moderne, le nom secousse prend généralement deux sens: « mouvement brusque ébranlant ou faisant bouger un corps » et « oscillation du sol lors d’un tremblement de terre ». La locution par secousse est consignée dans les ouvrages de référence et signifie « par mouvements brusques, par accès, par intermittence »

 

Outre ces sens en usage dans l’ensemble de la francophonie, au Québec, on rencontre le mot secousse dans certaines expressions où il fait référence à une période de temps, souvent assez longue.

 

Exemples :

 

- J’ai attendu une bonne secousse avant qu’il n’arrive. (c’est-à-dire : un bon bout de temps)

- Ça fait une secousse que je n’ai pas vu ses enfants. (c’est-à-dire : cela fait longtemps)

- Cette année-là, on a connu une secousse de froid que je n’oublierai jamais. (c’est-à-dire : une période de froid)

- On n’est pas toujours si occupés; ça vient par secousses. (c’est-à-dire : par période, de temps en temps)

 

Ces expressions ne seraient pas propres au Québec puisqu’on les trouve aussi attestées dans des glossaires des parlers de l’Anjou et du centre de la France. Dans les ouvrages québécois, on précise que le mot secousse est vieilli lorsqu’il désigne une période de temps. Il est donc préférable de l’éviter dans un registre neutre ou soutenu.

 

 

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Date de la dernière actualisation de la BDL : novembre 2018

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