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Les anglicismes
Anglicismes syntaxiques



- Qu'est-ce qu'un anglicisme syntaxique?

 

Un anglicisme est un emprunt linguistique à l’anglais. On parle d’emprunt linguistique lorsque les utilisateurs d’une langue adoptent un mot ou un trait linguistique d’une autre langue, par exemple un sens, une forme, une prononciation ou une structure syntaxique.

 

L’emprunt, comme la création lexicale, est un procédé d’enrichissement linguistique : il permet aux langues de maintenir leur vitalité, de se renouveler et d’évoluer. Le phénomène de l’emprunt n’est donc pas mauvais en soi, et il est même normal. Toutefois, ce procédé ne doit pas entraver la créativité lexicale ni favoriser des mots étrangers au détriment des ressources déjà disponibles dans la langue emprunteuse. Au Québec, l’emprunt s’inscrit dans un contexte sociohistorique et dans une dynamique sociolinguistique particulière où l’anglais est très présent. L’Office québécois de la langue française, en vertu de la mission de francisation qui lui est dévolue par la Charte de la langue française, tente de promouvoir le développement et l’enrichissement du français; il ne saurait par conséquent considérer tous les emprunts à l’anglais comme autant de formes d’enrichissement linguistique. C’est pourquoi la BDL propose des solutions de rechange aux anglicismes susceptibles de poser problème aux usagers de la langue française.

 

Dans le cas d’un anglicisme syntaxique, on reproduit en français les éléments d’une structure syntaxique anglaise. L’emprunt syntaxique peut porter sur l’emploi d’une préposition ou d’une conjonction différente de celle qu’on attendrait normalement en français. Par exemple, l’emploi de la préposition sur dans l’énoncé être sur l’avion, siéger sur un comité est influencé par la syntaxe anglaise to be on the plane, on a committee; en français, on dirait plutôt être dans l’avion, siéger à un comité. De même l’emploi de la conjonction que dans les tournures être confiant que (to be confident that), insister que (to insist that), est calqué sur l’anglais.

 

Le fait de calquer l’ordre des mots sur celui de l’anglais est également un type d’anglicisme syntaxique. Par exemple, un court trois semaines, au lieu de trois courtes semaines, est une structure anglaise, tout comme le deuxième meilleur joueur, au lieu de le deuxième joueur, est calqué sur the second best player. Il en est de même de l’emploi indu de la forme passive; par exemple être répondu, calqué sur to be answered, n’est pas français.

 

En somme, l’anglicisme syntaxique touche l’agencement des mots dans leur emploi, c’est-à-dire la construction des énoncés en discours.

 

 

Pour en savoir davantage sur les anglicismes syntaxiques, vous pouvez consulter les différents articles inscrits sous le sous-thème Anglicismes syntaxiques, dans lesquels sont proposés des équivalents français à chacun des emprunts qui figurent en titre.

 

Vous pouvez également consulter les articles Qu’est-ce qu’un anglicisme sémantique?, Qu’est-ce qu’un anglicisme intégral?, Qu’est-ce qu’un anglicisme hybride?, Qu’est-ce qu’un anglicisme phraséologique? et Qu’est-ce qu’un anglicisme morphologique?.

 



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Date de la dernière mise à jour de la BDL : juillet 2017

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