Banque de dépannage linguistique


La rédaction et la communication
Figures de style > Figures jouant sur la construction de la phrase



Apostrophe

 

L'apostrophe, parfois aussi appelée interpellation, est une figure employée en rhétorique qui consiste à interpeller vivement une personne, généralement absente, une chose personnifiée, un objet réel ou imaginaire. On l'utilise notamment dans le but de révéler une émotion profonde, créer un effet de surprise ou interpeller le lecteur.

 

Exemples :

 

Berceau, que n'as-tu fait pour moi tes bras funèbres? (Nelligan)

- Comme tu me plairais, ô nuit, sans ces étoiles […] (Baudelaire)

Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin […] (Apollinaire)

- Belle reine, et pourquoi vous offenseriez-vous?

  Viens-je vous demander que vous quittiez l'empire?

  Que vous m'aimiez? (Racine)

 

 

L'apostrophe est également une notion grammaticale. Les mots en apostrophe désignent alors une ou des personnes réelles que l’on interpelle ou à qui l'on s'adresse.

 

Exemples :

 

Luc, viens ici tout de suite!

- Veuillez recevoir, Monsieur, mes plus cordiales salutations.

- Tu ne peux rien y changer, ma pauvre enfant!

 

On notera que les mots mis en apostrophe, pour un effet stylistique ou non, sont toujours encadrés par une ou deux virgules, selon qu'ils figurent au début, au centre ou à la fin de la phrase.

 

 

Pour en savoir davantage sur l'emploi de la virgule avec les apostrophes, vous pouvez consulter l'article Virgule et apostrophe.

 

L'apostrophe entraîne souvent la personnification d'une abstraction ou d'une chose. Pour en savoir plus sur cette autre notion, vous pouvez consulter l'article Personnification.

Haut

Date de la dernière actualisation de la BDL : novembre 2018

Déclaration de services aux citoyens | Commissaire à la qualité des services | Accès à l'information | Politique de confidentialité

Portail du Gouvernement du Québec.

© Gouvernement du Québec, 2002