Banque de dépannage linguistique


Le vocabulaire
Nuances sémantiques



Renoncement et renonciation

 

Les noms renoncement et renonciation, qui sont tous deux dérivés du verbe renoncer, ont des sens très proches mais ne s’emploient pas dans les mêmes contextes.

 

On associe surtout le nom renoncement aux domaines de la morale, de la religion et de la psychologie. Il peut signifier « fait de cesser volontairement de faire ou de vouloir quelque chose, souvent au nom d’une valeur jugée plus importante », en parlant surtout d’une réalité non matérielle ou d’un ensemble de réalités matérielles, ou, employé sans complément, « fait de se détacher de biens ou d’attachements, de sacrifier ses propres satisfactions au profit d’une plus grande spiritualité ».

 

Exemples :

 

- Le médecin voulait prouver, par le renoncement à son salaire, qu’il travaillait pour des valeurs plus morales que financières.

- Le renoncement au confort est pour lui un acte de solidarité envers les plus démunis.

- J’ai été fasciné par ma rencontre avec un bouddhiste qui vit dans un total renoncement.

 

 

Quant au nom renonciation, il est employé dans le domaine juridique au sens d’« acte par lequel une personne abandonne ses droits », en parlant d’une chose matérielle, d’un moyen de protection ou d’une charge publique ou familiale. On l’emploie aussi parfois avec le sens d’« abandon ».

 

Exemples :

 

- Un héritier peut procéder à la renonciation d’une succession par acte notarié ou par une déclaration judiciaire.

- Louis a déçu ses partenaires d’affaires en leur annonçant sa renonciation à ce projet d’envergure.

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Date de la dernière actualisation de la BDL : novembre 2018

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