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Mal lui en prit

 

On utilise la locution mal lui en prit (ou mal en prit à qqn) pour signifier que les conséquences d’une initiative ou d’un geste par exemple sont fâcheuses, pénibles, néfastes, que la situation est défavorable ou préjudiciable à quelqu’un. Parallèlement, bien lui en prit (ou bien en prit à qqn) exprime le contraire, c’est-à-dire que les conséquences heureuses d’un événement ont montré que la personne avait eu raison à propos de quelque chose.

 

C’est surtout le temps du verbe qui peut poser problème. Prendre est le plus souvent à la troisième personne du singulier du passé simple (prit), mais il peut être au passé composé (a pris), au présent (prend) et au futur (prendra). Une analyse inexacte de la locution entraîne parfois une confusion graphique de la forme prit avec l’imparfait du subjonctif (prît) ou le participe passé (pris). Ce dernier doit être précédé de l’auxiliaire avoir. On n’écrit donc pas mal lui en prît ni mal lui en pris au lieu de mal lui en prit ou mal lui en a pris.

 

Exemples :

 

- Le policier aurait tenté d’intercepter l’individu, mais, mal lui en prit, il aurait été frappé par ce dernier. (et non : mal lui en pris ou mal lui en prît)

Mal en a pris au malfaiteur qui s’est introduit dans ma maison et qui a fait la rencontre de mon chien. (ou : mal en prit au)

Bien mal leur en a pris, mes voisins ont acheté leur nouvelle maison avant que sa valeur ne chute. (ou : bien mal leur en prit)

- J’ai retardé mes vacances de deux semaines et bien m’en prend, puisque le mercure atteint des degrés inégalés.

- Vous faites de fausses déclarations devant les tribunaux. Mal vous en prendra!

Grand bien nous prit de vouloir nous installer près des salles de bain. (ou : grand bien nous en prit de)

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Date de la dernière actualisation de la BDL : novembre 2018

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