Banque de dépannage linguistique

Résultats de la recherche
La grammaire
Le nom > Pluriel des noms > Pluriel en -x



Cheval

 

Le pluriel de cheval est chevaux, comme celui de journal est journaux et celui d'animal, animaux. En effet, la plupart des mots terminés en -al font leur pluriel en -aux. Cheval avec un s n'est donc pas le nouveau pluriel de ce mot.

 

Cheval devient chevaux au pluriel en raison de l'évolution historique du mot. Au cours du passage du latin au français, la consonne l suivie d'une autre consonne, en l'occurrence le s du pluriel, s'est transformée en u (prononcé ou). On avait donc chevaus comme pluriel de cheval. C'est le même phénomène qui a fait que alba est devenu aube, prononcé à l'époque aoube.

 

De plus, pour transcrire la finale us de chevaus, on utilisait un signe abréviatif qui ressemblait à notre x et que les scribes par la suite ont confondu carrément avec le x lui-même. On a donc eu la graphie chevax. Les copistes ont ensuite rétabli le u qu'on croyait avoir oublié, ce qui a donné la graphie que nous connaissons encore maintenant : chevaux.

 

 

Le mot cheval figure dans quelques expressions où il est, le plus souvent, au singulier. Dans certaines expressions, toutefois, on emploie plutôt chevaux.

 

Exemples :

 

- Jacqueline aime beaucoup monter à cheval.

- Francis est très à cheval sur ses principes.

- Avec la fièvre qu'il fait, Armand aurait besoin d'un remède de cheval.

- Liliane a pris l'habitude de se faire une queue de cheval lorsqu'elle travaille.

- Parmi sa collection de porte-bonheur, les fers à cheval sont nombreux.

- Ils ont fait de ces revendications leur cheval de bataille. (expression rare au pluriel)

- Fabienne est montée sur ses grands chevaux quand j'ai abordé la question. (expression figurée et figée)

Haut

Date de la dernière actualisation de la BDL : octobre 2018

Déclaration de services aux citoyens | Commissaire à la qualité des services | Accès à l'information | Politique de confidentialité

Portail du Gouvernement du Québec.

© Gouvernement du Québec, 2002