Site de l'Office québécois de la langue française
Bandeau et barre de navigation Page d'accueil Plan du site Commentaires Coordonnées English section Portail du gouvernement du Québec
 

 

Recherche
 

Index alphabétique  Index thématique



Résultat de la recherche
La rédaction et la communication
Rédaction administrative et commerciale > Correspondance > Adressage



Numéro et rue

 

Le présent article traite principalement de l'écriture de l'adresse. Son contenu n’est pas exclusivement valable pour une enveloppe; il s’applique aussi à une adresse écrite dans un formulaire, une carte d’invitation, un curriculum vitæ, une lettre, etc. En ce qui a précisément trait à la lettre, il faut savoir que les éléments de sa vedette sont identiques à ceux d’une suscription, soit, justement, au nom et à l’adresse du ou de la destinataire sur une enveloppe.

 

Au Québec, certains éléments de l’adresse doivent toujours s’écrire dans la langue dans laquelle ils sont officialisés par la Commission de toponymie, qui est généralement le français; il s’agit de la rue ou des autres génériques de voies de communication, du point cardinal qui leur est rattaché, de la ville et de la province. Ces éléments ne devraient pas se traduire en anglais. Les ministères et les organismes de l’Administration sont tenus de n’employer que le français dans les adresses au Québec. Beaucoup de grandes entreprises ont aussi adopté ce principe.

 

 

Numéro

 

On met une virgule entre le numéro (qu’on peut appeler numéro d’immeuble, mais pas numéro civique, qui est un calque de l’anglais civic number) et le nom de la voie de communication, ou odonyme. Dans un numéro, à la différence d’un nombre, on ne sépare pas les chiffres en tranches de trois; on évite donc de mettre un espacement dans les nombres comprenant plus de trois chiffres.

 

Exemples :

 

- 36, rue du Petit-Bonheur

- 5588, rue Frontenac Ouest

- 12670, avenue des Pins

 

Le numéro d’immeuble est parfois suivi d’un élément qui permet de différencier, par exemple, deux jumelés portant un seul numéro. Lorsque cet élément est une lettre (toujours majuscule), cette dernière suit immédiatement le numéro, sans espacement ni trait d’union. Cependant, lorsque le numéro d’immeuble est suivi d’une fraction, il y a un espacement entre ces deux éléments, afin qu’on les distingue bien.

 

Exemples :

 

- 234A, rue Lemieux

- 91 ½, chemin Fleury

 

 

Voie de communication

 

Les mots rue, boulevard, avenue, place, côte, chemin, rang et autres génériques de voies de communication précèdent, en principe, le nom spécifique de la voie. Ces génériques s’écrivent en toutes lettres et gardent une minuscule initiale lorsqu’ils sont à l’intérieur d’une adresse (ou d’un énoncé). Les éléments significatifs du spécifique de la voie de communication, eux, prennent la majuscule.

 

Exemples :

 

- 789, route de l’Église

- 200, chemin Sainte-Foy

- 3600, côte d’Abraham

- 11, côte de la Montagne

- 1400, boulevard Talbot

- 1650, rang Melançon

- 150, rue Principale

- 75, place* Royale

* Pour connaître le sens précis du mot place utilisé en toponymie, voir l’article Place.

 

Il est permis d’abréger les génériques de voie de communication par manque d’espace, mais il est incorrect de les supprimer.

 

Exemple :

 

- 4567, boul. Henri-Bourassa (et non pas 4567, Henri-Bourassa)

 

La syntaxe française veut qu’on lie l’élément générique et l’élément spécifique d’un nom de voie de communication par la préposition de lorsque cet élément spécifique est un toponyme.

 

Exemples :

 

- 2250, chemin de Chambly (et non pas chemin Chambly)

- 725, rue de Normandie (de préférence à rue de la Normandie)

- 1234, boulevard de Rome

- 10870, avenue d’Orléans

- 1789, rue de Paris

- 25, montée d’Aiguebelle

 

Lorsque l’élément spécifique d’un nom de rue comprend lui-même plusieurs éléments (patronyme précédé d’un prénom, d’un titre; nom accompagné d’un adjectif; appellation composée), on joint tous ces éléments par des traits d’union.

 

Exemples :

 

- 141, avenue Sir-Adolphe-Routhier

- 782, avenue des Canadiens-de-Montréal

- 850, chemin du Vieux-Quai

- 11, rue de Cannes-Brûlées

 

Lorsque les éléments du spécifique constituent un nom de personne et qu’ils contiennent un article (le, la) ou une préposition (de), ces derniers ne doivent pas être suivis d’un trait d’union; ils forment, avec le ou les mots suivants, un seul élément. On les écrit d’ailleurs avec une majuscule initiale.

 

Exemples :

 

- 45, rue Monseigneur-De Laval

- 122, rue De La Chevrotière

 

Si l'on manque de place, en cas d’absolue nécessité, certains éléments du spécifique peuvent être abrégés, entre autres les mots Saint, Sainte, Notre-Dame, ainsi que les titres honorifiques.

 

Exemples :

 

- 1500, avenue Notre-Dame-des-Victoires ou 1500, av. N.-D.-des-Victoires

- 7564, boul. St-Jean-Chrysostome*

* On peut ici abréger Saint, car boulevard est abrégé.

 

 

Il y a des cas où l’élément spécifique du nom de la voie de communication précède l’élément générique, conformément aux règles de la syntaxe; par exemple, un adjectif qualificatif comme grand, beau ou vieux doit précéder le nom auquel il se rapporte. Dans ce cas, la partie de l’élément spécifique qui précède le générique prend une majuscule initiale. L’élément générique, lui, garde sa minuscule initiale, à moins qu’il ne constitue le dernier élément de l’odonyme; dans ce cas précis, le générique prend également une majuscule initiale, et ce, même s’il est suivi d’un point cardinal.

 

Exemples :

 

- 108, Petit chemin du Lac-à-la-Pêche

- 8, Vieux chemin d’Oka

- 36, Petite montée du 4e-Rang

- 250, Grande Allée* Est

* Allée constituant le dernier élément du générique, il prend une majuscule initiale.

 

Lorsque l’élément spécifique d’un nom de rue est un nombre ordinal, il s’écrit le plus souvent en chiffres. Il peut aussi s’écrire en toutes lettres, avec une majuscule, bien que cet usage soit rare. L’élément générique du nom de rue qui suit un nombre ordinal prend une majuscule initiale (même s’il est suivi d’un point cardinal), puisqu’il s’agit du dernier élément de l’odonyme.

 

Exemples :

 

- 1244, 1re Avenue ou 1244, Première Avenue (rare, mais correct)

- 1475, 54e Rue

- 1358, 2e Avenue Ouest

 

On doit éviter de désigner un rang par un nombre cardinal dans une adresse; on doit recourir à un nombre ordinal.

 

Exemple :

 

- 642, 3e Rang (et non pas rang Trois ni rang 3)

 

 

Lorsqu’une route ou une autoroute porte un nom, c’est celui-ci qu’il faut employer plutôt que son numéro. En principe, le mot autoroute ne devrait pas servir de générique à une voie de communication dans une adresse, car les constructions qui la bordent sont situées le long de voies de desserte. C’est donc le nom de la voie de desserte que l’on doit employer. Toutefois, si la voie de desserte n’a pas de nom officiel et que c’est le nom de l’autoroute qu’on emploie pour la désigner elle aussi, c’est celui qu’on utilise dans l’adresse. Il faut noter par ailleurs que l’appellation route rurale ne désigne pas une voie de communication; c’est un terme qui a trait au service postal et qui n’est d’ailleurs plus en usage au Québec.

 

Exemples :

 

- 1210, autoroute Duplessis

- 24355, route Marie-Victorin (plutôt que route 132)

- 720, route 132 (à L’Isle-Verte, où l’odonyme officiel est bien route 132)

 

 

Sur les envois à destination des autres provinces et territoires du Canada, on emploie le nom officiel de la rue, qu’il soit en français ou en anglais.

 

Exemple :

 

Monsieur Peter Walker

Vice-président aux communications

Sonotech Canada Ltd.

125 Gordon Baker Road*

* Il n’y a pas de virgule entre le numéro et le nom de la rue en anglais.

 

 

Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter les articles Abréviation dans les toponymes et les odonymes et Abréviations dans les adresses.

 



Haut
Date de la dernière mise à jour de la BDL : mai 2018

Accès à l’information - Politique de confidentialité
Québec

© Gouvernement du Québec, 2002

Aide à la recherche Présentation de la BDL Foire aux questions Liste des articles